Utilisation d’engrais et déclin des abeilles | Le Monde de Demain

Utilisation d’engrais et déclin des abeilles

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Dans le Hertfordshire, en Angleterre, des chercheurs étudient l’impact des engrais sur le rendement des cultures depuis près de 170 ans. Ce qui n’était au départ qu’une étude des rendements des cultures pour la production de foin s’est transformée en une étude de l’impact des engrais sur d’autres espèces végétales poussant dans les champs de foin. Ces recherches ont permis de tirer des conclusions claires : « l’engrais diminuait de moitié l’abondance des pollinisateurs et réduisait leur diversité dans les prairies agricoles » (geo.fr, 21 janvier 2025). Selon un article récent des chercheurs, l’augmentation de la quantité d’azote, de potassium et de phosphore épandue sur les prairies agricoles a divisé par cinq le nombre de fleurs et par deux le nombre d’insectes pollinisateurs. Les abeilles sont les plus touchées. Dans les terres cultivées où aucun engrais n’a été utilisé, les abeilles étaient neuf fois plus nombreuses que dans les champs ayant reçu des quantités maximales d’engrais. Les chercheurs ont également appris que les engrais favorisent la prolifération des herbes à croissance rapide, ce qui a pour effet d’évincer les autres herbes et fleurs et de réduire le nombre de pollinisateurs.

Si les pollinisateurs ne sont pas aussi importants pour les cultures de prairies comme le blé et l’orge, ils sont essentiels pour les fruits et légumes. Lorsque le nombre de pollinisateurs s’effondre en raison de l’utilisation d’engrais dans les cultures de prairies, il est probable que leur nombre dans les zones de fruits et légumes voisines diminue également. Paradoxalement, pour maintenir le nombre de pollinisateurs à un niveau élevé, il faut accepter une réduction du rendement des cultures. Il s’agit d’un compromis pour maintenir un écosystème agricole fort et sain, mais il est peu probable que ce compromis soit accepté dans une société axée sur le rendement.

Les « mégafermes » sont-elles vraiment idéales ? La Bible suggère qu’après le retour du Christ, l’agriculture pourra revenir à un environnement plus personnel et plus familial (Michée 4 :4). Lorsque le volume et les profits maximums ne seront plus le moteur de la production alimentaire, la création fonctionnera à nouveau comme Dieu l’a prévu. Pour en savoir plus sur cette période à venir, lisez ou écoutez notre brochure Le merveilleux monde de demain.